Les monnaies en euros et les banques privées

Nous ne saurions trop vous recommander cet immense travail de notre ami Gabriel Rabhi sur l'argent et sa nature :

Ci-dessous, un descriptif qui reprend certains éléments de la vidéo avec des compléments, une mécanique plus concrète de l'asservissement des peuples par la dette et quelques parallèles historiques

Pourquoi certaines personnes accusent les banques de la misère du monde ?

Comment fonctionnent nos Banques ?

Ce que la plupart d’entre nous sait déjà :

- Vivre aujourd’hui sans compte en banque est très très difficile.

- L’ouverture et la gestion d’un compte en banque sont gratuit, mais de plus en plus de société vous impose la carte de crédit. (Caution)

- On y dépose son argent (Pour ce texte, on va prendre un exemple de 1500 €)

- La banque facture les cartes de crédit expressément nominative : oui. On paye le droit de payer tout comme celui d’être pisté dans toutes nos habitudes de consommations. Les commerçants payent aussi le droit d’être payés par CB. Et les trois seules sociétés gérantes du système des CB (Visa, Eurocard-MasterCard et American Express) sont américaines. Depuis le patriot act : les États-Unis d’amérique ont donc accès à toutes habitudes d’achat par CB du monde occidental (L'OTAN en fait et ce n'est pas un hasard)

La banque permet des crédits avec intérêts. La plupart des personnes pensent sans sourciller que l’argent prêté vient des dépôts.

Sauf que l’équation ne tient pas debout : les ménages ont des crédits, les entreprises aussi, les États également (ce qui retombent sur les ménages en impôts) : Pensez-vous qu’il y ait assez de dépôts pour financer tout le monde ?

La réponse est non.

La banque est propriétaire de grandes tours. Les plus grands et chers édifices d’une ville appartiennent souvent aux banques.


Et ce dans quasiment toutes les grandes villes. Les quartiers d’affaires sont souvent bâtis autour des tours bancaires. (Et de plus en plus des assurances... depuis qu'elles font banques ^^)

Ce qui déséquilibre encore un peu l’équation.

C’est votre argent sur votre compte (prétendument). Si vous demandez à votre conseiller : il vous le confirmera (il vous mentira donc). Vous avez un plafond de retrait hebdomadaire, journalier n’est-ce pas ? Pourquoi ne peut-on pas en disposer comme nous le souhaitons ? Avez-vous déjà posé la question à votre conseiller ?

Tenter de fermer un compte dans la journée sans prévenir 72 h avant ? Retirer une somme importante ? Tout retirer ? La banque freine voire empêche l’accès à ce qu'elle déclare pourtant être votre argent.

Il est temps de creuser un peu le système bancaire : vous n’allez pas être déçu.

Quand vous déposez votre argent à la banque : 1500 € donc. La banque vous dit que c’est le vôtre. Pendant ce temps là, elle le déclare dans ses actifs à elle, auprès de la Banque centrale. Un transfert de propriété sans l’accord du premier propriétaire, n’est-ce pas la définition du vol ?

(Les chiffres sur votre compte ne représente pas votre argent mais la promesse de remboursement de l'établissement bancaire envers vous, que la banque ait physiquement l'argent ou pas)

À votre dépôt, elle ajoute d’autre actifs dans sa déclaration : l’immobilier. L’importance des bâtiments pour les banques vient de là. On va dire 10 000 pour l’immobilier.

Avec cet actif de 11 500 € déclaré à la banque centrale : elle obtient un droit de faire des crédits de 11 500 * 4 = 46 000 €. Vous avez bien lu. Le 4 ici est fictif, c’est une estimation basse. Il correspond au coefficient multiplicateur. (En France il est autour de 7, parfois 9 mais cette information est difficile à confirmer)


C’est le principe de la réserve fractionnaire. Ce coefficient est déterminé par un consortium nommé « la commission de Bâle ». En suisse comme par hasard — Les templiers, premiers banquiers transnationaux et parfaits enfoirés ont émigrés en suisse quand les rois de France et d'Espagne les ont chassés : d'où la croix suisse et le fait que ce pays soit le cœur du système bancaire international — Cette commission édite un accord inter-bancaire nommé « les accords de Bâle ». Les seules personnes consultées pour établir les règles qui régissent nos vies économiques sont … des banquiers.


(Conflit d’intérêt dites-vous ?)

En 2013 ont été appliqués les accords Bâle III. Ces accords sont proposés aux états, ils doivent êtres étudiés, au besoin amendés et votés. Dans les faits, entre la proposition faite par la commission de Bâle et le texte définitivement adopté : pas une virgule ne change. (Est-il seulement lu ? — La peur ?

Mais vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

Que permet ce coefficient multiplicateur ? Les banques possèdent le pouvoir exclusif de créer de la monnaie “ex-nihilo”. Les 46 000 € ne sont garantis que par une fraction seulement (ici ¼ mais encore une fois, c'est une estimation basse). La Banque centrale peut agir sur ce taux mais faiblement.

Quand vous demandez un crédit à votre banque de 50 000 € par exemple, vous signez une promesse de remboursement de 52 000 €. (J’ai pris 4 % d’intérêts). Cette promesse est déclarée par la banque comme un actif ... Accrochez-vous bien... C'est cet actif que la banque vous prête. Magique ! Vous pouvez relire cette phrase, le procédé paraît trop gros pour que l'on saisisse tout de suite les conséquences. Mais c’est vrai.

Quand vous avez remboursé vos 52 000 €, la banque détruit 50 000 de cet argent virtuel (On le nomme scriptural). La banque ne détruit pas les intérêts : c’est son plus grand gagne-pain.

Vous avez donc constaté que 2 000 € avaient été créés dans la masse monétaire. C’est aussi pour cette raison que l’on rembourse toujours les intérêts d’abord dans un prêt ! (Pas folle la banque)

Le monde merveilleux de l'argent-dette.


Développons un peu ce point vital : à un instant t., le montant de l’argent existant est inférieur au montant de l’argent dû comme on l’a vu plus haut. Les 2000 euros d’intérêts que vous devez à la banque n’ont pas été créés sur votre compte lors du prêt. Vous devez les trouver ailleurs. Et comme le seul endroit pour avoir de l’argent nouveau : c’est le crédit bancaire. D’autres, plus tard, doivent s’endetter pour que vous puissiez payer les intérêts. Donc globalement, plus nous voulons rembourser une dette rapidement, plus il faut faire grandir la dette future ! Cela s’appelle le système Rotschild aussi nommé « asservissement des peuples par la dette ».

Certains vous diront que ce qui entre dans le système reste dans le système et que donc tout va bien. Nous voyons tous les jours que l’argent va toujours des pauvres aux riches — Augmentations des dividendes, des hauts salaires, stagnation des bas salaires, baisse des taux d’intéressement pour le plus grand nombre. Nous savons aussi qu’avoir de l’argent tout de suite permet de mettre en place des solutions qui, à moyen et long termes sont moins coûteuses que de payer chaque jour. Nous savons que les riches ont des conseillers pour payer moins d’impôts en pourcentage que les pauvres, etc. Bétancourt (Loréal) paye moins de 4 % d'impôts par an.

Je préfère penser que l’argent flotte à la surface du système. Cela me semble plus proche de la réalité. Il faut une obligation et une vraie volonté pour qu’il redescende. Et cela explique que les requins étouffent les autres sous eux pour y accéder.

Si cet argent n’existe pas au moment où vous l’empruntez, il va en falloir plus l’année suivante pour le rembourser. Vous allez travailler dur, utiliser des ressources naturelles pour obtenir l’argent nécessaire. Plus les sociétés doivent rembourser une dette importante, plus vos salaires (direct et indirect) doivent êtres bas, plus le produit vendu doit être cher avec un prix de revient bas. Ce système n’a qu’une seule issue : Plus de pauvres de plus en plus pauvres, moins de riches de plus en plus riches.


Et les plans de rigueur des gouvernements ne sont qu'un ralentissement provisoire de la chute, c'est comme courir un peu moins vite vers l'horizon, fondamentalement ça ne change rien à la direction.

Tout ceci explique aussi pourquoi vous ne pouvez pas tout retirer d’un coup : la banque perdrait sa crédibilité à financer les réserves légales et verrait sa place sur le marché de la dette s’effondrer, ses actionnaires partir et elle sombrerait éventuellement... avant d’être sauvé par l’État et donc par vos impôts. C’est pervers n’est-ce pas ? C'est précisément la raison pour laquelle vous avez entendu que les banques privatisaient les profits et socialisaient les pertes.

La banque peut également revendre votre promesse de remboursement sur le marché interbancaire. Elle peut vendre également sa capacité à créer de l’argent aux autres banques si la demande chez elle est moindre. Bref la banque peut continuer de gagner plus d’argent grâce à vous, grâce à ce qu’elle ne possède pas et grâce à ce qui n’existe pas.

Transposition :

Imaginez un garagiste à qui vous avez confié quatre roues en dépôt, qui vous donne un papier avec marqué dessus “Ceci est une voiture de type Clio” et qui vous demande de lui rapporter une Mégane (les intérêts ont fait grandir la Clio). Une vraie Mégane avec le métal, le moteur, les sièges etc... Ce même garagiste vous explique que vous ne pouvez récupérer qu’une roue par semaine. Qu’en penseriez-vous ?

Trois conséquences désastreuses :

- Pour rembourser la dette globale, il faut la faire grandir.

- L’argent perd un peu de sa valeur, les prix augmentent plus vite que les salaires. Les riches sont de plus en plus riches. Les pauvres, de plus en plus pauvres.

- Enfin : la croissance est obligatoire sinon c’est la mort économique. Cette idéologie est répercuté dans les méthodes de management, nous sommes la société (Occident et Asie) la plus travailliste et la plus suicidaire de l’histoire de l’humanité. Il faut également toujours plus produire et donc toujours plus consommer. C’est pour cela que le marketing et la publicité sont si forts et que vous devez être de plus en plus cons et endettés. (C’est là que la télévision intervient). C’est également pour cela que vous devez, d’après la publicité, vous sentir frustrés et malheureux :


les gens heureux consomment un tiers de moins que les malheureux. Intolérable ;)

Les solutions ? Il y a plusieurs voies différentes (En plus de se débarrasser de votre télé !)

La première est assez douloureuse : Ne rien laisser de plus que le strict nécessaire en dépôt à la banque et ne jamais faire de crédit. Le système va s’effondrer plus tôt, nous nous sacrifions pour nos enfants. C’est noble.

La seconde : Je rejoins parfaitement Clifford Hugh Douglas : toute création de monnaie libre de dette (augmentation de la masse monétaire centrale) doit être distribuée à l'ensemble des

citoyens de façon parfaitement équitable et que la monnaie créée par l'emprunt (monnaie temporaire) doit mécaniquement être limitée à deux fois la masse monétaire centrale (monnaie permanente).

Qu’un homme politique s’engage la dessus, qu’on s’amuse un peu ! Cette solution n'est que mathématique : elle ne résous pas le problème de la finitude des ressources.

Une troisième voie est la voie islandaise.

Reprendre aux banques le droit à la création monétaire et faire écrire une nouvelle constitution par des citoyens inéligibles.


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