La bataille des cotisations sociales

Le travail et la création de valeur économique existent en dehors de l'emploi et de la capacité à faire fructifier un capital. Ça s'appelle le travail libre. Et c'est beau !

Nous vous y tromper plus : les charges sociales n'existent pas. Cette expression est une tromperie.

Sur 1 000 € que vous produisez en tant qu'employé, une partie vous revient sous forme de salaire. Ce salaire, vous ne le touchez pas entièrement, il y a le salaire net et il y a le salaire indirect : c'est une collecte commune pour financer le bien commun, routes, écoles, santé, infrastructures etc... C'est pourquoi cette partie s'appelle aussi salaire socialisé, ce sont les cotisations sociales. Ensuite il y a une part pour les charges (les vraies) coût de l'outil de travail, électricité, location des locaux, achats de matières premières etc... ce qui reste, c'est le profit.

Ça va directement au patron et aux actionnaires parce qu'ils sont propriétaires de l'outil de travail. (c'est tout, ils ne produisent rien et extorquent ce que vous produisez sur ce simple droit de propriété douteux).

 

Pour les employés, nous nous réunissons en groupe de travail histoire d'avoir de meilleures vies grâce à la mise en commun de nos qualifications. La finalité : c'est le salaire. Direct ET indirect. Le profit, c'est à dire le fait qu'une minorité puisse se rendre propriétaire de cette valeur, est donc un coût pour le travail. C'est pourquoi nous disons que le capital est un coût pour la valeur économique travail.

Attention tenez-vous bien, on va maintenant voir le roller coaster sémantique des possédants (aussi nommés propriétaires lucratifs) :

Comme pour eux, la finalité c'est le profit, tout ce qui vient amputer leur droit de propriété, et donc d'extorsion de la valeur économique est un coût : voilà pourquoi ils parlent de coût du travail.

(C'est comme si vous pesiez 168 kg, que vous étiez dans une petite voiture et que vous reprochiez au moteur de peser lourd !)

Conséquemment, le fait que nous voulions mieux vivre tous ensemble est un problème pour leur cupidité. C'est exactement ce qu'ils nous disent quand ils parlent de charges sociales : la socialisation de la valeur économique gêne leur profit. Le vivre ensemble est un frein à leur enrichissement personnel. (Des sociopathes quoi !)


Et ce traître de gouvernement baisse donc votre salaire à chaque fois qu'il "baisse les charges". Il augmente la part laissé au profit, au détriment de la part laissé au salaire. Voilà le front majeur des luttes de classes !

 

S'il voulaient vraiment alléger les entreprises dont la finalité est le vivre-ensemble et donc le salaire : il supprimerait la spéculation, l'actionnariat et l'emploi !

 

Voilà aussi pourquoi les services publics se cassent la figure : le profit prend trop ! Le capital est un coût trop grand et de loin !


Tout est là. À travers la cotisation, il y a l'idée de nous affranchir des parasites économiques tels qu'employeurs, actionnaires et propriétaires lucratifs. C'est le principe qu'une richesse peut être collectivement distribuée et que le « quoi produire » et le « comment produire » sont une décision politique collective, populaire et publique de premier ordre !

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