L'énergie (physique)

Un mot utilisé partout, tout le temps et souvent à tord et à travers.

Depuis Albert Einstein nous savons que la matière et l'énergie sont la même chose sous deux formes différentes.
Nous savons également qu'aucune particule ni aucune énergie ne peut aller plus vite que la lumière.

Nous savons que l'énergie ne peut pas être créée ou produite, elle ne peut être qu'extraite, transformée et déplacée.

Ces points permettent déjà de virer une gros partie des vidéos attrape-pigeons sur le web.

Les promoteurs de l'énergie libre, par exemple, doivent expliquer de quoi l'énergie est-elle libre. Et c'est souvent drôle.

Je vous propose une définition de l'énergie qui n'est pas de moi mais vient du fondateur de l'enseignement de la physique par les graphes formels : l'énergie est la quantité et la forme d'une transformation d'un système physique.

L'énorme avantage de cette définition est celle-ci. Elle vous poussera systématiquement à demander à quiconque vous parle d'énergie, de quel système physique il parle, de quelle quantité et de quelle forme d'énergie ? Trois questions qui mettent assez facilement à l'abri des charlatans.

Vous aurez compris aussi qu'il ne peut y avoir de système "à énergie positive", si plus d'énergie sort d'un système, plus d'énergie est entré. Les bâtiments à énergie positive, par exemple, sont un abus de langage du marketing vert. Évidemment que le bâtiment reçoit l'énergie qu'il transforme en électricité, soit par l'éolien, soit par le thermique, soit le solaire.


L'énergie (Géo-politique)

Là par contre c'est beaucoup plus compliquée.

Nous ne pouvons pas aborder l'énergie sans parler de thème plus vaste comme l'indépendance d'une nation, les moyens militaires, le chantage, l'argent-dette, la non-démocratie.

Toutes les guerres sont aussi des guerres de ressources. Nous vivons dans un monde de compétition violente et non de partage. Cette monnaie si spécifique  (système Rotschild) est à l'origine de cette mise en guerre de tous les acteurs. Elle nous pousse aussi planétairement à produire non plus pour répondre à la demande mais seulement pour faire circuler cette monnaie-dette et tout cela consomme de l'énergie.

Le jeu suicidaire est donc à qui consommera l'énergie restante en dernier, laissant les autres s'écrouler avant lui. Les états-unis sont particulièrement agressif à ce jeu.

Vous pouvez ajouter à cela la couche spéculative du capital qui tendra toujours vers une captivité des consommateurs en centralisant les transformations majeures d'énergie (centrale) au dépens des solutions technique décentralisées et apportant une indépendance aux consommateurs.

Les deux perdants majeurs sont toujours les mêmes : les peuples et l'environnement.

Si nous étions en démocratie, c'est à dire si les peuples avaient le pouvoir décisionnel sur la constitution et les lois, nul doute qu'ils ne décideraient pas leur propre torture. La gestion de l'énergie est politiquement indissociable du contexte géo-politique. Voilà pourquoi il est toujours ennuyeux pour tous, y compris l'orateur, d'entendre un enthousiaste nous parler d'une technologie effectivement avantageuse et de l'entendre s'en tenir à l'aspect technique.